L'écorçage du liège est une opération délicate qui consiste à séparer l'écorce femelle du chêne liège. Réalisé à la main à l'aide d'une hachette, l'écorçage ne peut avoir lieu qu'entre juin et septembre.
Cette opération nécessite l'emploi de personnel formé et qualifié afin de ne pas abîmer la couche régénératrice de l'arbre et assurer les récoltes futures.
Une fois récoltées, les planches doivent sécher en pile à l'air libre pendant au mois six mois avant de pouvoir être bouillies. Elles connaîtront ensuite un nouveau repos d'environ quatre semaines qui leur permettra d'acquérir un maximum d'épaisseur, de souplesse et d'élasticité et les rendra propres à la transformation en bouchons.
Sélectionnées en fonction de leur épaisseur et de leur qualité visuelle, les planches de liège sont ensuite découpées en bandes de largeurs légèrement supérieures à la longueur des futurs bouchons puis tubées à l'emporte pièce au plus près de la mie.
Séchage, rectification dimensionnelle par ponçage du roule (le corps du bouchon) et rognage en bout, les bouchons sont alors prêt à être lavés aux peroxydes, seul procédé actif sur tous les micro-organismes.
Le triage, manuel et automatique permettra de classer les bouchons obtenus en sept qualités visuelles allant de 0 pour les bouchons les plus fins à 6 pour les moins jolis.
En règle générale, les qualités de 0 à 3 seront utilisées en naturel, les qualités suivantes seront au préalable colmatées.
Interviennent alors les opérations de marquage (à encre agréé pour contact alimentaire ou à feu), traitement de surface par siliconage et/ou paraffinage qui permettront la glisse du bouchon dans le col de la bouteille, et le conditionnement final.
Le bouchon est enfin prêt à être utilisé !
|